Galèrapagos – Koh Lanta en jeu de société

Galèrapagos – le jeu de société

“Aujourd’hui nous recherchons ce que nous fuirons demain. Aujourd’hui nous désirons ce qui demain nous fera peur.”

Couverture - GalèrapagosCaractéristiques de Galèrapagos

  • 3 à plus de 10 joueur(s)
  • à partir de 10 ans
  • moins de 30 min
  • Un jeu de Philippe Gamelin, Laurence Gamelin
  • Illustré par Jonathan Aucomte
  • Edité chez Gigamic

 

Journal de bord d’un survivant – 1er jour

8h00 –  Nous venons de nous échouer sur une île. Nous sommes 6 survivants. Chacun reprend conscience doucement. J’ai appris bien plus tard que cette île s’appelait Galèrapagos. Et comme son nom l’indique, nous avons effectivement bien galéré ici.

8h30 –  Un des naufragés commence à explorer l’épave et décide de récupérer 6 objets qu’il a trouvés.

8h35 –  Tous les naufragés y compris moi, nous nous mettons à faire de même. Chacun cherche et prend 6 objets.

9h00 –  J’ai réussi à récupérer un panier garni, une lampe torche, une gourde et une longue vue.

 

Ressources de Galèrapagos

 

9h30 –  On fait le point. Pour survivre, il va nous falloir nous organiser. Nous avons à notre actif 10 rations d’eau et 12 de nourriture. Nous comprenons immédiatement que cela ne sera pas assez.

10h15 –  Nous choisissons un 1er chef et nous décidons qu’il changera tous les jours pour une question d’équité.

10h30 – Heureusement pour nous, aujourd’hui il fait très beau. Malheureusement pour nous, nous comprenons aussi que nous aurons besoin de plus d’eau.

10h45 – Armando décide d’aller chercher de l’eau. Nous lui faisons remarquer qu’il fait trop beau et qu’il n’est pas nécessaire d’aller en chercher car cela se révélera infructueux. Il décide alors d’aller chercher du poisson.

11h00 – Dans un souci de liberté, nous nous mettons d’accord pour savoir combien de poissons nous devons pêcher quand nous décidons d’en chercher. Nous mettons en place un système de petite boules en bois dont une noire à la manière d’un loto sur lesquelles sont dessinées des petits poissons: 1, 2 ou 3. Puis nous les mettons dans un sac. Armando plonge alors sa main dans le sac et pioche une boule à 2 poissons. Il part donc pêcher 2 poissons.

 

Pécher des poissons dans Galèrapagos

 

11h30 – Nous nous mettons d’accord sur le fait que nous devons nous échapper aussi vite que possible de l’île de Galèrapagos. Et pour ça, il va falloir construire un radeau. Nous devons donc aller chercher du bois.

11h45 – Tous les autres survivants y compris moi décidons d’aller chercher du bois. Pour se mettre d’accord sur qui ramène quoi, on utilise aussi les petites boules des poissons. Si nous décidons que chacun peut ramener au moins un morceau de bois, les boules vont nous permettre de savoir combien chaque survivant peut en ramener plus. Pour cela, chaque participant piochera donc autant de boules qu’il souhaite ramener de morceaux de bois supplémentaires.

13h00 – Roberto a été mordu par un serpent en revenant du ramassage de bois. En même temps, il avait pioché la boule noire dans le sachet à boule.

 

Être mordu par un serpent dans Galèrapagos

 

Demain, il ne pourra rien faire. A cause de lui, nous n’avons sauvegardé qu’une seule place sur le radeau car il nous faut 6 morceaux de bois pour qu’une place soit créée sur le radeau.

18h00 –  J’ai trouvé une gourde dans l’épave. Je décide de la montrer à tout le monde. Elle permettra notamment de récupérer 2 fois plus d’eau quand nous pourrons en récolter. Enfin j’espère.

 

Jouer un objet permanent dans Galèrapagos

 

19h00 – Désolé de revenir si tard cher journal mais la tension est montée d’un cran cet après-midi. Des groupes semblent déjà se former. Pas cool. En fin de journée, le bilan nourriture/eau n’est pas très glorieux. Il nous reste 4 rations d’eau et 9 de nourriture. Si côté nourriture, nous sommes encore à l’abri, on espère que demain nous pourrons récolter de l’eau. Je ne sais pas si je vais réussir à dormir. Avec toute cette tension palpable, j’ai l’impression que quelqu’un dans la bande va me détrousser ou pire profiter de mon sommeil pour m’abattre. Décidément, cette île porte bien son nom de Galèrapapos. C’est effectivement bien la galère. A demain cher journal.

2ème jour

8h00 – La nuit s’est passée sans encombre. Le taux d’humidité a changé. Nous pouvons aujourd’hui récupérer des rations d’eau à au moins 2 rations pour chaque personne qui va en chercher. Ouf. Vu que le niveau de nourriture est au beau fixe, nous décidons de partir tous aller chercher de l’eau ce qui porte notre stock à 12 rations. Oui car souvenez-vous j’ai en ma possession la gourde qui me permet de récupérer 2 fois plus d’eau. J’espère qu’aujourd’hui ce ne sera pas Galèreapagos mais Entraidapagos.

10h00 – Finalement, toujours des chamailleries entre survivants. Rico tente de les calmer. D’ailleurs, il semble prendre de plus en plus le lead dans notre groupe de survivants et nous dit ce qu’il faudrait faire pour survivre plus longtemps.

19h15 –  Fin de la journée. Rien de spécial ne s’est déroulé l’après midi. A l’issue du repas, nous comptons 4 rations d’eau mais désormais 3 rations de nourriture. Si nous voulons survivre il va falloir s’affairer pour aller pêcher.

20h00 –  Rico nous dit que nous ne devons pas seulement choisir de faire telle ou telle action mais de se dispatcher le travail sinon, nous ne survivrons pas longtemps. D’autant plus qu’une tempête tropicale semble se profiler. Je ne sais pas comment il sait tout ça mais c’est un fait. Peut-être est-il déjà allé sur l’île de Galèrapagos. Bref, ça peut nous tomber dessus n’importe quel jour. Il nous dit généralement entre le 6ème et 12ème jour. Allez bonne nuit Galèrapagos. Espérons que demain tu ne porteras pas bien ton nom.

5ème jour

7h30 –  Voilà 3 jours que je n’ai pas écrit cher journal mais nous voilà devant une fâcheuse situation. Hier, il a fait tellement beau que pas une goutte de pluie n’est tombée sur Galèrapagos. Nous n’avons plus assez d’eau. Notre stock n’est plus qu’à 4 rations d’eau. Certains ont d’ailleurs décider d’aller encore fouiller l’épave de notre bateau la veille pour voir s’ils ne peuvent pas récupérer un objet intéressant notamment leur permettant de pallier à ce problème d’eau. J’ai moi même fouillé l’épave. Et malheureusement, personne n’a trouvé de l’eau. Si moi j’ai trouvé de la nourriture, Roberto, lui a trouvé un vieux slip qui ne servira à rien. Dommage.

16h00 –  Tout le monde a soif. Il faut se mettre d’accord sur qui boira et qui ne boira pas. En gros, qui va mourir de soif et qui sera sauvé. La tension est à son apogée. Beaucoup de survivant disent que c’est la faute de Rico. En tant que leader, il aurait dû nous alerter sur ce problème de pénurie d’eau. Lui rejette la faut sur ceux qui ne sont pas allés chercher de l’eau et qu’il avait averti que ce problème pouvait survenir à n’importe quel moment.

16h30 –  Rico propose un vote comme dans Koh Lanta. Un décompte de 3 est opéré et chacun vote pour un autre survivant. Pour l’éliminer en somme. Horrible. Finalement, c’est Rico lui-même qui obtient le plus de vote. Mais ce n’est pas tout. Un autre survivant doit céder sa ration d’eau. Nous n’en avons que 4. Résultat du vote, c’est le 1er lieutenant de Rico qui en fait les frais. Je ne me rappelle même plus son prénom. C’est pour dire.

8ème jour

11h00 –  Nous ne sommes plus que 3 survivants. Roberto nous a quitté hier. En effet, nous étions en pénurie de nourriture. Et pas qu’un peu. 2 survivants devaient en faire les frais. Heureusement j’avais sur moi un panier garni. Finalement, à l’issu du vote, c’est Roberto qui en a fait les frais. Et pourtant, hier nous étions en pénurie d’eau et Gino a offert généreusement une ration d’eau à Roberto pour éviter qu’il ne meurt. Je crois que Gino m’aime bien. Moi je le déteste et j’aimerai bien m’enfuir sans lui. Enfin on verra. Je crois que la tempête tropicale approche de Galèrapagos et il serait temps de partir avant.

11ème jour

7h00 –  Nous avons désormais la possibilité de nous échapper de Galèrapagos. 2 places sur le radeau sont désormais disponibles et nous ne sommes plus que 2. Nous avons également un nombre de rations d’eau et de nourriture qui couvrent nos besoins. C’était sans compter les objets que j’avais volés au survivant, enfin le mort désormais, dont je ne connaissais pas le prénom. Grâce à la longue-vue que j’avais récupérée, j’ai pu regarder secrètement les cartes de ce pauvre bougre et grâce à je ne sais plus quel objet, j’ai pu lui voler sa balle. En effet, j’avais en ma possession le revolver. A l’issue de notre repas quotidien, j’ai donc joué le revolver et la balle. Je tue donc non sans plaisir Gino et je récupère même ses ressources. Rien de bien intéressant cela-dit.

7h30 – Je me dépêche de quitter l’île à bord du radeau avant que la tempête tropical ne s’abatte sur moi. Je suis sauvé mais à jamais cette aventure restera gravée en moi.

Conclusion

Galèrapagos est un jeu semi-coopératif. Car oui, votre but est de survivre sur l’île. Et pour ça, il va falloir s’associer. Il faudra s’accorder sur les tâches à opérer : pêcher, récupérer de l’eau, construire un radeau ou fouiller l’épave pour la survie du groupe.

Oui mais pas que. Il va surtout falloir s’en sortir vivant. Car oui, au bout d’un certain nombre de jours (des tours en fait), des pénuries d’eau et/ou de nourriture vont survenir à Galèrapagos et il faudra choisir celui ou ceux qui en feront les frais. Et ce, même si celui ou ceux qui sont éliminés avaient sauvé le groupe au tour précédent.

On se rend compte rapidement à quel point c’est chacun pour soi finalement et qu’il faut être opportuniste. Bref, un beau jeu d’enf…. comme on dit vulgairement.

Il faut aussi avoir de la chance. De la chance régie par le tirage des boules. De la chance pour les cartes ressources quand vous fouillez l’épave. Vous pouvez être le plus honnête et droit parmi les survivants, si vous n’avez pas de carte maîtresse vous permettant de survivre, vous pouvez mourir à tout instant.

Heureusement pour vous, les parties sont rapides et fun. Je conseille de passer le cap de la 1ère partie où naturellement vous aurez tendance à aider le groupe et vous vous ferez éliminer malgré tout. Vous comprendrez très vite qu’il faut être très vite aussi opportuniste que stratégique en fonction des cartes ressources récupérées.

Fait notable, on peut ressentir la tension et le stress des denrées s’amenuisant et pas assez nombreuses ainsi que les décisions pas toujours judicieuses de certains qui font que vous pourrez en venir à vous éliminer entre vous.

Vous qui n’avez pas pu vivre une aventure de naufragé, n’hésitez plus. Avec Galèreapagos, vous avez un pur concentré de Koh Lanta dans un jeu de société.

 

Matériel de Galèrapagos

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