Affrontez vos plus grandes peurs dans Arkham

Salut à vous, aventurières et aventuriers !  Aujourd’hui, je vous emmène dans l’univers d’un de mes auteurs favoris, Howard Phillips Lovecraft. Autant vous prévenir tout de suite, le voyage risque d’être difficile et votre intégrité physique ou mentale risque d’être ébranlé jusque dans ses plus sombres recoins.

Si le mythe de Chtulhu ou la ville d’Insmouth vous sont familiers, vous savez déjà de quel jeu nous allons causer ici-bas, et avez du mal à retenir vos frissons.

Pour les autres, vous qui franchissez ce paragraphe, abandonnez tout espoir! Et sombrez dans la démence d’Horreur à Arkham!

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Jeu créé par Richard Launius et Kevin Wilson, édité pour la première fois en 1987, le jeu est complètement refondu et ressort en 2005, édité par Fantasy Flight Games, dans une version bien plus claire et beaucoup plus esthétique. Directement inspiré des œuvres  du génie littéraire qu’est Lovecraft, le jeu plonge les joueurs dans la petite ville d’Arkham, dans le Massachusetts, en 1926. Les grands Anciens, antiques Dieux à l’apparence monstrueuse, endormis depuis des millénaires, menacent de revenir dans notre monde, le condamnant ainsi à sa destruction.

Et vous, investigateurs, qui êtes arrivés dans cette ville par hasard ou parce que le destin vous y a conduit, vous devez empêcher cela, même si vous devrez pour cela y perdre la raison, ou même votre vie! Affrontant des monstres que même le coin le plus tordu de votre imagination n’aurait pas pu concevoir et venant de dimensions parallèles que vous devrez explorer grâce à des portails entre nos deux mondes afin de mieux comprendre la menace qui pèse sur vous et pouvoir ainsi la détruire, la partie s’annonce loin d’être gagnée. Mais essayez de garder votre calme. Il reste un espoir. Celui d’unir vos forces, vos compétences et vos réflexions. Toutes vos décisions devront être réfléchies et calculées. Une erreur pourra très facilement coûter la vie à un des joueurs. Et croyez bien que quand le jeu veut déjà autant votre peau, il ne vaut mieux pas, en plus, tendre le bâton pour se faire battre.

56000222 horreur_a_arkham-6  Pur jeu de coopération, tout le monde est ensemble. Pas de traître, pas de missions personnelles. Vous êtes tous dans la même galère et vous n’avez qu’un seul et unique objectif, repousser la menace d’un des grands Anciens avant que ce dernier ne devienne trop puissant et se réveille. Car si jamais cela venait à se produire, vous n’auriez d’autres choix que de l’affronter, ce qui équivaudrait à un aller simple pour la mort, et pas la belle mort, mais celle bien sale dans d’atroces souffrances…

La bonne entente et l’organisation seront de mise pour « gérer » au mieux le jeu, votre seul adversaire, et qui sera loin d’être charitable avec vous. Il n’aura aucune pitié. Chaque tour vous rapprochera un peu plus de l’Enfer et vous fera perdre espoir. Ce sera à vous de vous soutenir les uns les autres, en utilisant les compétences propres à chacun à bon escient afin d’éviter le pire. Pouvant également vous aider d’objets « communs » ou « magiques », votre progression dans le jeu n’en sera pas pour autant facilitée. Du début à la fin, vous en baverez, même lorsque vous penserez que pour l’instant, « tout roule », faites confiance au jeu pour vous la faire à l’envers.

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Parlons franchement, ce n’est pas un jeu pour les mauviettes! Mais c’est ce qui en fait aussi, à mes yeux en tout cas, un excellent jeu. Il possède une richesse incroyable. Que ce soit par sa complexité, ses mécaniques aussi variées qu’élaborées, sa rejouabilité est par-dessus tout son ambiance (l’oppression est omniprésente. Le jeu veut vous foutre les jetons et vous faire douter, et il est assez doué là-dedans), Horreur à Arkham a une sacrée personnalité, et rien que pour cela, je vous le recommande aussi chaudement qu’une journée de canicule en plein milieu de désert d’Atacama!

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