Spyrium, un hymne au steampunk victorien

Mes chers amis, je vous salue, et vous remercie, comme chaque semaine, d’être de plus en plus nombreux à nous suivre. J’espère sincèrement que nos articles vous plaisent et vous permettent de mieux connaître ce vaste, riche et magnifique monde qu’est celui des jeux de plateau et surtout de pouvoir vous amuser avec les jeux que nous vous faisons découvrir. Je profite également de cet article pour vous dire que si jamais vous avez des suggestions de jeux, certains qui vous tiennent particulièrement à cœur ou bien encore que vous, ou certains de vos proches, avez la volonté de faire découvrir des jeux que vous auriez vous même inventé pour les faire connaître un peu plus et les faire tester par un large panel de joueurs, n’hésitez pas à nous en parler. Plus notre communauté sera soudée et mieux cela fonctionnera, telle une mécanique parfaitement huilée. Et c’est d’ailleurs de machines et usines tournant à plein régime que nous allons parler aujourd’hui. Soyez prêt à mettre les mains dans le charbon et le cambouis et devenez les reines et rois du Spyrium.
spy 1Sortis tout droit de l’esprit ingénieux de William Attia, le jeu est édité en 2013 par Ystari Games. Pouvant se jouer de 2 à 5 joueurs, vous y incarnez des industriels plongés au cœur d’un univers steampunk très bien retranscrit grâce à des illustrations soignées. Votre but, extraire un minerai imaginaire, le Spyrium, et l’exploiter, le raffiner et développer votre empire industriel grâce à lui pour ainsi être celui qui marquera le plus de points de victoire en fin de partie (je ne me fatiguer plus à faire un commentaire sur ce type de victoire…). Et vous ne pourrez aller chercher cette précieuse ressource que grâce à vos ouvriers, que vous devrez gérer aussi bien que possible pour être celui qui c’en sortira la mieux. L’une des originalités du jeu réside sur une sorte de mélange entre une mécanique d’enchères et de stratégies commerciales. Pour résumer, le jeu se déroule en un certains nombre de manches. Et à chacune d’elle, il vous sera proposé 9 cartes à l’achat (disposées sur 3 lignes de 3 cartes), représentant pour la plupart des bâtiments ou des « technologies » possédant chacun leurs propres fonctions. Et lorsqu’une carte vous intéresse, vous devez placer un de vos ouvriers autour. Mais là où cela devient intéressant et stratégique, c’est que d’autres joueurs peuvent venir placer eux aussi leurs sbires, ce qui augmente le prix d’achat de la carte de 1 pièce par travailleur autour d’elle. Et croyez bien que dans ce jeu, l’argent est difficile à obtenir, surtout dans les premiers tours.
spy 2La réaction que vous pouvez avoir, devant un tel système, est « pourquoi ne pas acheter la carte qui m’intéresse directement après avoir posé mon ouvrier? ». Et bien vous pouvez le faire. Mais en faisant ainsi, vous vous priverez de toutes vos actions restantes. Car, ne pouvant pas trop en parler avant sans que cela puisse paraître confus, chaque joueur possède deux phases (phase d’actions et de placement d’ouvrier puis phase d’achat et de gains de points de victoire), et chacun est libre de passer de la première à la seconde quand il le souhaite. Ainsi si un joueur souhaite acquérir directement une carte qui l’intéresse au plus haut point, il peut poser son premier ouvrier et signaler qu’il passe directement à la seconde phase. Mais il ne pourra bien entendu plus revenir en phase précédente (sans quoi tout l’intérêt du jeu serait flingué). Ajoutez à cela qu’en phase 2, vous pouvez retirer un de vos ouvriers d’une des cartes autour desquelles il était et, plutôt que d’acheter cette carte, vous pouvez récolter autant de pièces que d’ouvriers se trouvant autour (moins celui que vous retirez bien sûr), vous comprenez vite que chaque décision aura son importance. Qu’il faudra savoir quel moment sera le plus judicieux pour sacrifier ses actions afin d’acheter « la » carte qui vous mènera à la victoire. Les stratégies sont donc nombreuses et variées et le chemin pour la win peut complètement changer d’une partie sur l’autre, selon les cartes qui tombent, car malgré une logique dans l’évolution des bâtiments disponibles à l’achat liée à la progression des manches (certaines cartes n’apparaissent qu’à partir de la 3ème  manche par exemple), ces dernières ne font pas leur apparition dans le même ordre à chaque partie, ce qui ajoute une très légère partie de hasard (presque la seule pourrait-on dire). Spyrium se révèle donc être un jeu sympathique, rafraîchissant, proposant un univers et une ambiance particulièrement appréciable et qui devrait ravir les amateurs de stratégie.

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Merci d’avoir lu et passez tous une bonne semaine et de bonnes vacances! (pour ceux qui en ont)

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